Cliquez sur la zone matière puis, idéalement, sur une pastille blanche ou grise présente dans la même image. La correction par référence compense une partie de l'éclairage et de la balance des blancs.
Conservez les réglages de mesure, masquez complètement l’objectif avec un cache opaque, puis lancez la calibration. Le logiciel attend 3 secondes et moyenne 5 images noires. Retirez ensuite le cache sans modifier l’exposition, le gain ni la balance des blancs.
Un rayon plus grand moyenne les défauts locaux mais mélange plus facilement plusieurs zones.
Réalisez plusieurs mesures avec des conditions différentes. La valeur retenue sera une moyenne circulaire pondérée de la teinte corrigée.
| # | Condition | Calib. | H brut | H corr. | S | V | L* | C* | Score |
|---|
La teinte désigne la famille de couleur. Elle est exprimée comme un angle sur le cercle chromatique : environ 0° pour le rouge, 60° pour le jaune, 120° pour le vert, 180° pour le cyan, 240° pour le bleu et 300° pour le magenta.
L* traduit la clarté telle qu’elle est approximativement perçue par l’œil humain. L*=0 correspond au noir et L*=100 au blanc. Deux objets de même teinte peuvent avoir des L* très différents : bleu marine et bleu ciel.
C* mesure l’intensité colorée. Une valeur faible correspond à une couleur proche d’un gris ; une valeur élevée correspond à une couleur vive. C* commence à 0 mais ne possède pas de maximum universel fixé à 100. Un rose poudré et un rose fluorescent peuvent avoir une teinte voisine mais des C* très différents.
| Saturation HSV S | Indique la proportion de couleur par rapport à une version grisâtre, dans le modèle informatique HSV. Elle dépend de la manière dont RGB est transformé. |
| Valeur HSV V | Correspond à la plus grande composante parmi R, G et B. Elle indique le niveau numérique maximal mais ne représente pas fidèlement la clarté perçue. |
| Clarté L* | Est conçue pour mieux suivre la perception humaine du clair et du sombre. C’est l’indicateur principal à lire pour la luminosité apparente de l’objet. |
| Chroma C* | Mesure l’éloignement par rapport à l’axe gris dans l’espace L*a*b*. C’est l’indicateur principal à lire pour la force ou la vivacité de la coloration. |
À retenir : V n’est pas L*, S n’est pas C*. Pour une interprétation simple, lire surtout H + L* + C*.
Couleur orangée, sombre et assez intense : par exemple un brun-orangé soutenu.
Même famille orangée, mais claire et peu intense : par exemple un beige pêche.
Bleu sombre et vif : la couleur est foncée mais fortement colorée.
La teinte H devient peu significative, car la couleur est presque grise. Il faut alors surtout interpréter L*.
La webcam fournit d’abord des composantes rouge, verte et bleue. Pour chaque canal, la valeur noire est soustraite avant la normalisation par le blanc : R'=220×(R−NoirR)/(BlancR−NoirR), et de même pour G et B. Le niveau 220 évite de placer artificiellement le blanc à la saturation numérique 255. Sans référence noire, le logiciel conserve la correction par le blanc seul ; sans blanc, il soustrait seulement le noir. La couleur corrigée est ensuite convertie en HSV et en CIE L*a*b*. L’intensité colorée est calculée par C*=√(a*²+b*²).
Pourquoi masquer ? Une surface noire visible dans la scène réfléchit encore de la lumière. Le cache opaque mesure plutôt le signal résiduel propre à la caméra : offset électronique, bruit sombre et lumière parasite interne. Refaire cette calibration après tout changement d’exposition, de gain, de température ou de caméra.
Une webcam ne mesure pas une couleur absolue : le résultat dépend de l’éclairage, de l’exposition, du gain, de la balance des blancs, des reflets et de la compression vidéo. En répétant les mesures, on vérifie si la teinte reste stable et si L* et C* varient de façon raisonnable.
Les valeurs L* et C* sont des estimations pédagogiques calculées à partir de l’image sRGB corrigée. Elles permettent de comparer des échantillons dans un protocole constant, mais ne remplacent pas un colorimètre étalonné ni une mesure normalisée sous illuminant contrôlé.
Utiliser un éclairage diffus, éviter les reflets, placer la référence au même plan que la pièce, conserver la même distance caméra-pièce, choisir une zone homogène, éviter les zones brillantes et noter systématiquement les conditions.